Une réflexion :

Une réflexion :

Au commencement de notre association, nous voulions offrir une plateforme de communication gratuite aux associations démunies. 

Le sort en a “jeté les dés” autrement !

Les premières années de notre existence ont été marquées par un grand nombre de distributions de dons en nature : couvertures en hiver, denrées alimentaires, fournitures scolaires en septembre bref nous avons essayé d’être présents sur beaucoup de fronts.

Une nouvelle activité s’est imposée à nous sans que nous ne la recherchions, sans même vouloir s’en approcher, La santé des personnes ! Pour avoir pris en pitié une petite fille en situation de handicap, qui pleurait pour aller à l’école et qui envers et contre tous voulait absolument étudier ; nous sommes tombés de plain pied dans cette  « cours des miracles » Oui, nous pesons nos mots car les cas de personnes indigentes qui se présentent chaque semaine à nos bureaux méritent que nous les prenions en considération et que nous nous obligions à trouver les moyens financiers à leurs attentes médicales.

Devrions-nous énumérer les cas les plus douloureux, celle de cette petite Idaya qui à trois mois pesait 2 kilogrammes et 300 grammes qui fût rejetée de l’hôpital pour aller mourir chez elle ! Nous avons soulevé des montagnes pour la sauver avec une première opération de cerclage du cœur ! Ou de ce petit « boutchou » qui nécessitait deux opérations du cerveau,  d’une ablation d’une protubérance fixée sur la colonne vertébrale et qui avait en plus un handicap au bassin avec des jambes tordues. Le père s’est enfui de la maison et la belle-mère à jeter à la tête de la pauvre femme    «  c’est quoi ce monstre que tu nous as fabriqué avec ton ventre, sors de chez moi ! » 

Nous avons vu dans les yeux de cette maman tout l’amour qu’elle portait à son enfant et lui regardait sa mère comme une “sainte femme”. Nous avons envisagé des solutions. 

Nous avons retroussé nos manches et rechercher les moyens financiers pour vite procéder à ces interventions.

Toute une équipe de femmes bonnes et généreuses, croyantes et qui voue une grande dévotion à la cause humanitaire des enfants en danger de mort; reçoit notre gratitude.

Nos collaboratrices sont souvent des femmes divorcées, des femmes seules qui dans notre association se sont constituées en groupe. La bonne ambiance règne et elles sont heureuses de sauver des personnes surtout des bébés. Elles débordent d’énergie, elles s’évertuent à donner le meilleur d’elles-mêmes  pour fournir un nouveau sens à leur vie.

Nous voudrions aussi remercier tous ces généreux donateurs qui patiemment nous écoutent et nous aident. Nous pensons souvent à ces inconnus qui au premier contact s’impliquent. Au Maroc, en terre d’Islam les entrepreneurs sont généreux. Téléphoner, envoyer les devis, demander un financement, transmettre les coordonnées des cliniques, filmer les cas, diffuser, suivre les dossiers, enfin tenir informés les donateurs, toute une mécanique qui demande de la rigueur et beaucoup de temps.

Les cliniques sont accueillantes et se prêtent volontiers à nos demandes. Les professeurs et médecins jouent un rôle fondamental pour sauver ces  cas médicaux délicats. Trop souvent critiquées, malmenées par les réseaux sociaux, ces infrastructures médicales privées font réellement le « job » comme disent les Américains ! Toujours à l’écoute, nous proposant les solutions les plus fiables. Les équipes médicales sont sensibles à la détresse humaine et sans ces cliniques nous n’aurions aucune solution pour sauver des malades puisque l’hôpital n’a pas assez de place, où la programmation d’une opération met en danger le patient. Là n’est pas le sujet où nous voulons donner nos opinions sur le bien-fondé de l’hôpital public, nous constatons simplement que bon nombre de médecins qui aujourd’hui officient dans le privé sont issus des C.H.U de l’Etat et qu’ils ont jeté l’éponge à cause d’un système déficient ! Si l’hôpital public était adapté, nous n’aurions pas la lourde tâche de nous engager pour sauver des personnes en grand danger ou qui souffrent.

Nous gardons espoir dans ce département tout de même car nous savons que Sa Majesté le Roi que Dieu Lui prête longue vie, s’intéresse à cet épineux dossier et nous voyons d’année en année des améliorations. 

C’est le cœur rempli de partage, de joie, de pitié que nous sauverons encore plus de monde, et bravement avec Zineb, Loubna, Aziza, Fatima, Nawel, et toute l’équipe, que dans la joie et la bonne humeur, nous lèverons avec bravoure, courage et fierté des fonds pour que des malades soient sauvés, des indigents soient aidés, des enfants démunis puissent obtenir des fournitures scolaires.

Nous avons conscience que nous ne sommes qu’une goutte d’eau dans la mer, que nous devons restées en rang serré face au malheur d’autrui, mais nous faisons corps devant l’adversité et sommes largement payées par le bonheur d’une maman, d’un papa quand son enfant est guéri. 

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